FATIGUE DE L’OPPOSITION, NICEPHORE SOGLO QUITTE LA RENAISSANCE DU BENIN ET LE G4
Fatigué. Le président d’honneur de la Renaissance du Bénin est très fatigué. Il n’en peut plus. Il en a marre !!! Après avoir passé treize (13) années à animer une opposition stérile au plan national et dans l’impossibilité de gérer les contradictions internes de sa formation politique, pourtant signe de sa vitalité, il décide, enfin, de claquer la porte du parti pour une destination inconnue connue : la mouvance parait-il, selon les indiscrétions des canards de la place. Cette démission du président maire de la ville de Cotonou diversement appréciée ne surprend guère. Et pour cause !
Les observateurs les plus avertis avaient déjà prédit que le mariage de raison entre la Renaissance du Bénin et les partis de l’opposition non déclarée n’était qu’un pur leurre. En effet, l’histoire politique de notre pays révèle que les leaders de ces formations politiques n’ont jamais été de bons amis, même pas de bons compagnons d’infortune. Ivres de leur personnalité, ils se sont toujours farouchement combattus, même dans la défaite. Le semblant d’unité retrouvée qu’ils faisaient miroiter à l’opinion publique n’est donc qu’une farce de plus : aucun d’eux ne voulant se retrouver seul dans l’enfer comme si leur credo était : « échouer ensemble, ne jamais laisser quelqu’un vaincre ».
Ainsi, Bruno Amoussou, fier de ses 70 années révolues le 2 juillet 2009 passé, n’a guère voulu voir son éternel rival, le patron des Choco-Choco, occuper le fauteuil présidentiel. Il paraît qu’ il en est tellement obsédé qu’il aurait voulu, s’il en avait les moyens, de refaire l’acte de naissance de son ex challenger et lui donner quelques années de plus pour être deux dans le même camp, celui des nouveaux septuagénaires disqualifiés pour toute élection présidentielle au Bénin. A défaut, le renard de Djakotomey sort un tour. Il décide de s’approcher d’Adrien Houngbédji, lui promet monts et vallées, lui réitère son soutien indéfectible en 2011 mais à condition qu’il l’ aide aussi à conquérir le perchoir, le caresse dans le sens du poil, pour le ramener doucement dans son camp dans le quel il se sent seul, tout seul. A deux, il y ferait peut-être bon vivre ! Parait-il qu’il n’est pas bon de se retrouver seul en enfer ! Marché de dupes. Nicéphore Soglo, voyant le déluge arriver, l’a-t-il si bien compris en quittant ce cercle des compagnons de l’échec? Wait and see.
Alain KOKOUVI