Cabale contre le Ministre Désiré ADADJA et le DG Patrick BENON : halte à l’intoxication (les dettes nettes de Bénin Télécoms S.A. n’ont fait que régresser d’année en année depuis 2006.)

Publié le par LE BENIN DOIT CHANGER













    Dans leur parution du 17 Juillet 2009, certains quotidiens d’information dont entre autre « la Tribune de la Capitale », « Le Béninois Libéré »,  font état de ce que la société Bénin Télécoms S.A. serait endettée jusqu’à concurrence de 2OO Milliards de FCFA. En conséquence, ces quotidiens demandent à ce que le Ministre de la Communication Désiré ADADJA et le Directeur Général de Bénin Télécoms S.A. Patrick BENON, soient épinglés. Drôles d’affirmation ! Car comme le dit un adage populaire : « Qui n’a pas fait l’enquête n’a pas droit à la parole ».

 

En effet, de mémoire de Béninois que nous sommes, nous savons l’état dans lequel se trouvait la société Bénin Télécoms S.A. au moment où le Ministre actuel de la Communication alors premier DG de la Société sous le régime du Changement et le DG actuel alors DGA de la même société ont pris les commandes. En trois ans de gestion, tout le peuple Béninois est unanime sur le fait que beaucoup d’améliorations ont été apportées pour relever quelque peu la société. Toutefois, il n’en demeure pas moins qu’avec le gouffre assez profond dans lequel cette société était laissée par les anciens responsables, les problèmes ne peuvent pas disparaître du jour au lendemain quand on sait que ADADJA et BENON ne disposent pas d’une baguette magique.

 

Mais qu’en est-il de la vraie version des informations en ce qui concerne la gestion de Bénin Télécoms sous le régime du Changement ?

 

En effet le Jeudi 16 Juillet 2009, les responsables de la société se sont mobilisés pour apporter des informations de bonnes sources et dignes de foi. La dette nette de la société n’a pas accru comme l’ont laissé entendre certains journaux, peut-être sous la foi de rumeurs et d’informations qui n’ont pas du tout été vérifiées comme nous l’avons souligné tantôt. Pour faire foi de l’inexactitude des informations publiées ces derniers jours, Bénin Telecoms a décidé de mettre à la disposition du public la vérité des chiffres. Les informations divulguées dans les médias et par les rumeurs se sont fondées sur la dette brute de Bénin Telecoms qui elle, est passée de 193.450.369.659 fcfa en 2006, à 200.830.814.431 en 2007, puis 203.114.990.742 en 2008. Or si ces divulgations tenaient compte des créances clients de la société et des comptes de trésorerie, elles se rendraient compte qu’en 2008, Bénin Telecoms peut se prévaloir d’un compte de trésorerie de 9.090.049.456 Fcfa. Ce qui est appréciable positivement. Et pour estimer la dette nette de Bénin Telecoms, pour avoir la réalité de la situation financière de la société, il fallait déduire les valeurs en créances clients et les valeurs en comptes de trésorerie (ce que la société a dans ses comptes). Cette soustraction faite, la dette nette en 2008 est de 161.032.925.584 Fcfa, alors qu’en 2007, elle était de 164.738.030.826, en 2007, elle s’évaluait à 170.024.144.695 Fcfa. Ce qui montre bien que contrairement à ce qui est publié dans l’opinion publique, ces dettes nettes n’ont fait que régresser d’année en année depuis la reprise en main de la société dans une autre vision managériale. Pour les responsables de la société les débats qui se focalisent sur la privatisation annoncée de Bénin Telecoms ne devraient pas sombrer dans l’intoxication, la désinformation et les inexactitudes, car même si elle devra être privatisée cette société à le devoir de présenter la meilleure santé possible pour être valorisée. Et c’est cette santé qu’elle a, qui lui permet d’assurer les salaires et de donner plus de chance de préserver les emplois.

 

Ce n’est donc pas parce que certains Ministres ont été déchus de leur poste pour raison de mauvaise gestion dans le dossier cen-Sad qui défraye ces jours ci les chroniques qu’on cherchera à  inventer des histoires pour décrédibiliser l’image de certains Directeurs de Sociétés et de certains Ministres qui, Dieu même en est conscient, s’échinent à apporter des solutions aux difficultés que connaissent nos populations afin que ces dernières vivent mieux. Ne pas leurs reconnaître leur effort serait sombrer dans la « béninoiserie »; comportement dans lequel certains savent très bien exceller.

 

Barthélémy DOSSOU-GBETE

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