Affaire crédit-relais de la Sonapra et achat de groupes électrogènes usagés par la Sbee : Gbadamassi pour la justice, Amoussou et Sèhouéto d’accord (Encore de l’insomnie pour Houngbédji)

Dans une espèce de lettre ouverte adressée au Chef de l’Etat, le député Psd, Bruno Amoussou et l’honorable répondant au nom de Lazard Sèhouéto de Force-clé prient le Dr Boni Yayi de prendre ses responsabilités pour la saisine de la justice au sujet du sulfureux dossier achat de groupes électrogènes usagés par la Sbee. C’est sans oublier l’autre affaire qui sent la corruption et qui a trait au fameux crédit-relais autrefois contracté par la Sonapra sous le régime Kérékou. Ils tombent ainsi d’accord avec le député Gbadamassi sur la question. Mais c’est du moins l’impression qui ressort de cette initiative que viennent d’entreprendre les deux personnalités en écrivant au Chef de l’Etat pour lui témoigner de leur soutien total au cas où il prendra effectivement ses responsabilités comme l’exige Gbadamassi. Ce qui permettrait à l’opinion de voir clair dans ce dossier et savoir qui est qui et qui est intègre.
En effet, lors sa conférence de presse animée le 06 août dernier par le député transfuge, Rachidi Gbadammasi a ressuscité cette vielle affaire. L’honorable soutenant aujourd’hui les actions du Chef de l’Etat a mis à l’index l’ex-ministre d’Etat de Kérékou qui n’est rien d’autre que Adrien Hougbédji et d’autres ministres, lesquels se réfugieraient sous le couvet de l’immunité parlementaire pour échapper à la justice. De mémoire d’homme, il accusait ce dernier, pris isolément, « d’avoir poignardé dans le dos le Général Mathieu Kérékou » dans cette affaire, en signant tous les documents qui avaient concouru à son bradage. Etant de l’équipe gouvernementale incriminée, Amoussou et Sèhouéto ont décidé de laver leur honneur. Ainsi peut être interprétée leur action. En tout état de cause, seuls une saisine urgente par la justice de ces deux affaires, à leurs yeux, « crédibiliserait le combat » que prône le premier Magistrat « contre l’impunité et permettrait de situer » une fois pour toute « les responsabilités ». Il n’est pas alors un abus que de dire que Houngbédji singulièrement indexé dans l’affaire de crédit-relais risque de perdre le sommeil dans les prochains jours. Wait and see !
Patrick AKIMBI