2011, comme si c’est aujourd’hui !
Toute proportion gardée, on peut affirmer que la présidentielle de 2011 doit avoir lieu d’en dix-huit mois au moins, ce qui n’est pas rien pour ne pas dire beaucoup. Mais il est notable de se poser la question de savoir ce qui se passe dans la tête de nos différents leaders politiques pour qu’ils s’adonnent à cette campagne précoce et pointure.
Ont-ils vu une menace à l’horizon ou sont-ils au courant que leurs différents fiefs politiques sont entrain de voler en éclat ? Il faut se l’avouer tout net, le payse est de plein pieds dans la campagne électorale.
Non seulement les manifestations religieuses, traditionnelles et coutumières sont pris d’assaut par les politiques qui ne laissent aucune occasion pour noter leur omniprésence, mais aussi, ils se lancent dans une démarche explicative et mobilisatrice pour ne pas se laisser prendre de vitesse par leurs adversaires politiques.
Ceci parce qu’ils ont peur que le Président Boni Yayi et toute son équipe leur ravissent la vedette dans leurs différentes chapelles politiques. Ils trouvent qu’il va à la recherche de la lumière et que par son style de gouvernance, les populations ne jurent que pas lui et qu’elles risquent de prendre fait cause pour lui en 2011.
Par conséquent, pour ne pas sortir ridicule de cette aventure de 2011, il faut également renter tôt dans la course pour sauver ce qui est encore possible. Tandis que la mouvance présidentielle occupe depuis quelques temps le centre nord et le nord lui-même dans son ensemble et partout d’ailleurs dans le pays, les renaissants, pour avoir retrouvé leur marque, investissent ces derniers jours leur fief naturel à savoir la 23ème circonscription électorale et une partie de la capitale économique pour sensibiliser les militants et sympathisants houézêhouè.
Les autres grandes formations politiques ne sont pas également pas du reste étant donné qu’elles se délivrent à une campagne de proximité dans leurs bastions respectifs pour ne pas se laisser surprendre par les évènements. En clair, dans un coup comme dans l’autre, c’est l’offensive à travers les moyens à la disposition de chacun.
Ce qui augure d’une présidentielle qui ne sera pas comme les autres. Les arguments preuves à l’appui sont à disposition et à foison chez les uns et chez les autres. On ne dira pas que les thèmes de campagne manquent pour les différents protagonistes. Pourvu que tout cela se passe dans le fair-play politique et dans l’intérêt bien compris des populations et de toute la nation béninoise.
A.A.