Intrusion encombrante du Président de la Boad à Nonvitcha 2009 : Bio Tchané en quête désespérée de popularité
Décidément la politique aura contribué à dénaturer des personnalités qui jusque là faisaient une relative unanimité autour d’elles. Alors qu’il n’était attendu par aucun des organisateurs de l’édition 2009 de Nonvitcha, le Président de la Boad s’est invité.
Incognito, monsieur Abdoulaye Bio Tchané, rasant presque les murs, a mordu royalement la poussière en ceci qu’il n’a fait d’aucune attention particulière.
Et même si ses griots se sont empressés de présenter sa présence sur les lieux comme un fait ayant perturbé les ministres présents, l’on doit à la vérité de reconnaître que l’homme, en quête désespérée de popularité, s’était retrouvé en terrain sinon hostile du moins non acquis.
C’est dire que sans pour autant être indésirable chez les populations de l’aire culturelle Xla et Xwéda - puisqu’il est Béninois et libre de circuler partout et en toutes circonstances -, monsieur Abdoulaye Bio Tchané n’était visiblement pas le bienvenu en ces lieux.
En témoigne la grande froideur qui s’est emparée de l’ambiance festive, lorsque dans un coin l’on a aperçu l’invité inattendu. L’effet populaire recherché a tôt fait de laisser place à un désarroi dans le rang des organisateurs. C’est tout dire de l’accueil froid que les populations ont opposé à ce qui a tout l’air d’une présence encombrante du Président de la Boad à la fête de Nonvitcha.
Une intrusion qui dénote de ce que monsieur Abdoulaye Bio Tchané veut forcer le destin en s’essayant à la pratique politicienne Béninoise qui semble ne pas être trop son fort. De toutes façons, la débâcle qu’il a essuyée à la fête de Nonvitcha 2009 doit servir de leçon à l’ancien argentier National.
Il va devoir tenir compte du refus des populations rassemblées au sein de l’association Nonvitcha de tomber aussi facilement dans son jeu aux contours flous et aux lendemains incertains pour réajuster ses méthodes de fonctionnement, en révisant sérieusement à la baisse ses ambitions quoique légitimes de prétendre à la magistrature suprême, du moins à la faveur des consultations de 2011.
M.F.G.