Gbadamassi de retour parle

Publié le par LE BENIN DOIT CHANGER

Les députés se sont retrouvés une fois encore ce mardi 2 juin 2009 au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Deux points étaient à l’ordre du jour de la plénière. Il s’agit de l’examen de l’interpellation du président de la République par rapport aux propos tenus à Dassa par le ministre Fagnon et de la désignation additive des représentants du parlement à la Haute Cour de justice et dans les parlements régionaux. Et l’évènement de la plénière reste le retour du député Gbadamassi après son départ du G13.

Séance plénière à l’Assemblée nationale ce mardi 2 juin 2009 avec le retour de l’honorable Rachidi Gbadamassi. Ce fut également une occasion pour le député de Parakou de parler après son départ tonitruant du G13. Il fait une conférence de presse au Palais des gouverneurs à Porto-Novo pour rétablir la vérité, selon ses propos, par rapport à tout ce qui est dit sur son nouveau mariage politique. Trois points ont retenu les attentions après sa déclaration liminaire : son exclusion de l’Upr, la marche de protestation des G et F le jeudi dernier et l’interpellation par les députés de l’opposition du président Boni Yayi par rapport aux déclarations du ministre Nicaise Fagnon à Dassa, déclarations qui mettraient en danger la paix et l’unité nationale selon les députés qui s’opposent aux actions du président Boni Yayi. Sur le point relatif à l’interpellation du chef de gouvernement Boni Yayi, dans le style qu’on lui connaît, le député Gbadamassi a établi que la requête formulée à l’encontre du président de la République est irrecevable. S’appuyant sur l’article 71 de la constitution, qui dispose : «Le président de la République ou tout membre de son gouvernement peut, dans l’exercice de ses fonctions gouvernementales, être interpellé par l’Assemblée nationale.

Le président de la République répond à ces interpellations par lui-même ou par l’un de ses ministres qu’il délègue spécialement devant l’Assemblée nationale. En la circonstance, l’Assemblée nationale peut prendre une résolution pour faire des recommandations au gouvernement.». Par conséquent, le député Gbadamassi estime que, pour qu’il y ait interpellation d’un ministre ou du chef de l’Etat, il faut constitutionnellement que l’objet de l’interpellation soit attaché à leurs fonctions de membre de gouvernement. Ce qui n’est pas encore le cas selon le député de Parakou qui précise que, en droit, c’est la théorie du commettant et du préposé. C’est dire qu’il n’est pas question d’interpeller le président Boni Yayi par rapport aux déclarations du ministre Fagnon à Dassa. Il promet par ailleurs de saisir la Cour constitutionnelle.

Par rapport à son exclusion

de l’Upr, le député Gbadamassi estime qu’il s’agit d’un non évènement. Puisqu’il estime avoir démissionné du G13 et de l’Upr depuis le 20 avril 2009. Alors il se demande si on peut encore exclure quelqu’un qui est déjà parti. Sur la marche, le député a trouvé que ceux qui ont organisé la marche sont en train de faire de la récupération politique. Il promet que cela ne va pas leur marcher puisqu’ils font de la sous-traitance politique. Ce qui doit être combattu, a-t-il conclu.

Il convient de souligner que, avant la conférence de presse de Gbadamassi, le sujet de l’interpellation avait fait l’objet de débat à l’hémicycle. Les deux camps ont justifié leurs positions, et chacun à sa manière. Une suspension est intervenue pour permettre de recueillir les candidatures dans le cadre de la désignation additive des députés devant siéger à la haute Cour de justice et dans les parlements régionaux. Finalement, c’est le député Yacoubou Malèhossou qui est désigné pour siéger à la Haute Cour de justice en lieu et place du feu Tomanaga. Seulement, cette désignation a été faite en présence d’une douzaine de députés. Car, la majorité des députés, notamment les G et F sont partis à la faveur de la suspension.

Vincent LEZINME
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