Lutte contre la corruption au Bénin : Les Fac apportent leur soutien indéfectible à Boni Yayi
Dans une déclaration rendue publique le samedi 11 juillet 2009 à l’Infosec, l’Alliance « Forces agissantes du changement » salue la décision du Conseil extraordinaire des ministres du 03 juillet 2009, suite au contrôle par l’Inspection générale d’Etat(IGE) de la gestion des fonds de réhabilitation du CIC et du Palais des congrès, qui, selon elle, vient de sonner le glas de la politique d’atermoiement en matière de lutte contre la corruption.
« Les Forces agissantes du changement(FAC) saisissent la présente occasion pour réaffirmer leur engagement militant et indéfectible à soutenir le gouvernement du Président Boni Yayi dans la lutte contre la corruption, une lutte difficile mais noble, exaltante et salvatrice ». C’est ce qu’a déclaré Martin Dohou Azonhiho, Porte-parole de l’Alliance FAC, qui avait à ses côtés d’autres membres de cette alliance à savoir Idrissou Ibrahima, Ali Houdou, Timothée Adanlin, Candide Azannai et Lionel Agbo. Pour Martin Dohou Azonhiho, le Conseil des ministres en date du 03 juillet 2009 vient sonner le glas de la politique d’atermoiement en matière de lutte contre la corruption. « A preuve, les mesures complémentaires hardies prises hier (Ndlr le 10 juillet) », a-t-il ajouté. Selon le porte-parole des FAC, les gouvernements successifs de notre pays ont, tant bien que mal, mené la lutte contre cette « pieuvre aux mille tentacules » qu’est la corruption. Mais, dit-il, jamais aucun gouvernement n’a osé frapper « l’hydre de la corruption » à la tête. Rappelant que l’opinion publique a toujours reproché le fait que la lutte contre la corruption n’a souvent inquiété que « les menus fretins », les FAC se félicitent que cette fois-ci, c’est bien des gros poissons pour le moment qui ont été pris dans la nasse du « changement vertueux ». Et c’est, selon M. Azonhiho, à mettre à l’actif du Président Boni Yayi qui a osé frapper la « pieuvre de la corruption » au sommet de l’Etat pour prouver que sa marche du 16 juillet 2007 n’était pas du folklore. « C’est le lieu donc de renouveler notre appel du 07 février 2009 au peuple béninois, appel par lequel nous demandions à tous nos compatriotes de toutes les conditions de la classe politique et de la société civile de se joindre aux « FAC », pour qu’ensemble nous transformions toutes les forces vives de la nation béninoise en de vraies militantes et militants du changement afin que vive et triomphe le Bénin émergent », a conclu le porte-parole des FAC qui pensent que « nous pouvons et devons unir nos forces contre la corruption, au-delà de nos divergences partisanes, en attendant les élections de 2011 où le seul maître sera le peuple souverain ».
Edgar GNIMAVO