L’opposition béninoise assassine la démocratie

Publié le par LE BENIN DOIT CHANGER

Les pessimistes et les afro-pessimistes diront que les Africains ne sont pas mûrs pour la démocratie et ils auront raison en vue de nos comportements auprès et à la vue des personnes douées d’un sens cursif dans la lecture des événements qui ont jalonné l’histoire des peuples africains. Mais il faut aussi, reconnaître que ces derniers n’ont pas totalement tort.

 

La classe politique et plus précisément l’opposition (de circonstance) béninoise montre une image aussi désastreuse que cela puissse paraître de leur pays à l’étranger et dans une plus grande mesure au petit peuple qui se perd dans des congestion savamment préparées par cette même opposition. Et pour preuve, au lieu de se concentrer sur la recherche exclusive du bien être des populations et du développement du pays, et bien, ce sont des guéguerres sans fin autour juste de la conquête du pouvoir et ce juste pour l’exercer et tant pis pour le peuple.


En somme, arriver au pouvoir et gouverner pour gouverner. Aucune alternative crédible n’est proposée pour mieux faire que Yayi Boni. Cette classe ou cette opposition politique qui ne l’est en réalité que de nom s’obstine à déboulonner le changement et le remplacer par quoi on ne sait car, rien dans leurs déclarations ne s’attaque aux maux dont souffre le peuple. C’est à peine à croire si l’on juge par l’espoir qu’a suscité le changement auprès de plusieurs pays frères. La démocratie béninoise serait-elle juste électoraliste ? C’est pourtant l’amer constat. Des problèmes relatifs à la LEPI, au Ministre Madougou, en passant par Bohicon, la candidature supposée et montée de toute pièce de Bio Tchané, les G et F, la question de l’escorte des véhicules d’occasion, celle de la microfinance, celle du découpage départemental, celle regrettable de la clé de la cité historique de Ouidah qui a déjà tué et enfin celle du limogeage de la Ministre Madougou comme condition pour entrer au gouvernement et filtrer de nouveau avec ses premiers avec ses premiers amours, la liste est longue des ratés et dérapages de l’opposition. Il faut pourtant reconnaître que Boni Yayi peut mieux faire. Est-ce là la raison du déchainement de passions inavouées ? Certainement que non. A l’heure où nous nous mettons sous presse, des informations toujours plus alarmantes, nous parviennent dans la droite ligne de cette entreprise macabre que rien, ni même la quête du fauteuil présidentiel ne peut justifier. Même si d’autres affirment que Boni Yayi est le plus médiocre des présidents qu’ait connu le Bénin, la question du qui propose mieux reste et restera longtemps sans réponse. Ad augusta per angusta.

 

Charles TITI

Source : Aube Nouvelle ; Journal Togolais International d’informations, d’analyses et de publicités  

 

 

 

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