Bako Arifari dénonce l’indiscipline au sein du G13
Hier dimanche 29 Mars 2009, l’honorable Bako Arifari, membre influent du G13, connu pour ses prises de positions virulentes contre le pouvoir du Docteur Boni Yayi, était sur l’une des chaînes de radio de notre pays. Occasion pour lui de faire le tour d’horizon des questions brûlantes de l’actualité nationale. Mais contre toute attente, on s’est tôt aperçu que le discours tenu par cette éminence grise du G13 a surpris plus d’un, pour la simple raison qu’il tranche radicalement avec la fougue dont il usait pour pointer d’un doigt accusateur le gouvernement du docteur Boni Yayi et l’accabler de tous les maux. Ce qui paraît plus surprenant est qu’il transparaît à travers ses déclarations que la question d’une éventuelle candidature de Bio Tchané n’a jamais été à l’ordre du jour au sein de leur regroupement politique. Pour lui, avant de décider de s’aligner derrière un autre candidat en dehors du docteur Boni Yayi, il faut bien que cela fasse préalablement objet de discussion au sein du groupe. Il s’étonne que n’ayant pas rempli cette formalité, certains ténors du G13, se soient lancés dans une campagne d’information dans certaines localités de notre pays. On se rappelle récemment une descente de certains députés du G13 dans le septentrion où ils ont harangué les foules et ont brandi l’épouvantail de Abdoulaye Bio Tchané comme disposant des mêmes capacités, des mêmes aptitudes et des mêmes atouts que le docteur Boni Yayi. A l’occasion, ils avaient notamment déclaré qu’ils rentreront en discussion avec le chef de l’Etat pour les amener à leur faire des concessions. Au cas où il refuserait, ils n’hésiteront pas à sortir la candidature de leur joker Abdoulaye Bio Tchané. Cette manière de faire et d’agiter l’opinion sur ce qui n’existe que dans l’imagination de certains n’est ni plus ni moins qu’une regrettable indiscipline de groupe que l’honorable Bako Arifari refuse de cautionner. Il appelle ses compagnons de lutte à une maturité d’esprit qui les aidera à poser des actes qui tendront à crédibiliser leur regroupement politique. Auquel cas, il tombera dans la vulgarité et paraîtra aux yeux de tous comme un panier à crabe où, chacun peut faire sa loi, sans tenir compte des intérêts du plus grand nombre.
Source: Quotidien Béninois d’Informations Notre Temps