Contre Olympe Bhêly Quenum
Chaque fois qu’un pays africain fait des efforts pour sortir de son sous-développement, les nations, dites supérieures aux autres, se dressent pour mobiliser les cadres et les différents acteurs politiques qu’ils connaissent pour leur manque de nationalisme, afin de mettre fin à la vision et à la grande politique de développement.
Je voudrais en citer, pour preuve, l’agression de 16 janvier 1977, organisée par quelques-uns de nos fils, financée par l’une de ces nations toutes puissantes, cette agression, survenant lorsque le général Mathieu Kérékou avait initié une grande révolution basée sur le slogan »Comptons sur nos propres forces ». Si ces anti-nationaux trouvent, qu’aujourd’hui, ils peuvent encore apporter quelque chose à notre pays, après avoir voulu modifier son destin, nous pensons que c’est le virus de la destruction dont ils font preuve, qu’ils véhiculent chaque fois sur leur parcours.
Avec la tenue de la conférence nationale et la naissance d’un nouveau schéma politique appelé le Renouveau Démocratique, sous la gestion visionnaire du Président Soglo, les mêmes acteurs se sont organisés pour travailler à bloquer le processus de développement, mis en place, par son excellence le Président Nicéphore Soglo. Il fut traité de tous les noms et de tous les maux, parce que, s’il amorçait le développement et qu’il faisait les dix ans de gestion, dans sa vision économique, le Bénin aurait pu avoir des outils économiques capables de lui permettre une croissance à deux chiffres, qui aurait pu conduire au protectionnisme.
Avec le retour aux affaires du Président Mathieu Kérékou, les mêmes anti-patriotes se sont à nouveau installés pour détruire et piller, au profit de leur famille, le patrimoine national appartenant à tout un peuple.
Est-ce aussi au nom de la nation que toute cette pagaille et une gabegie est organisée ? La venue au pouvoir du Dr Boni Yayi a été un ouf de soulagement pour les jeunes patriotes que nous sommes, mais comme toute la nation est un bloc, il est obligé de faire recours à chacun de ses fils pour le développement du pays, donc, de la patrie. Pourquoi ne travaillent-ils pas tous avec sincérité ? Pourquoi doivent-ils contourner encore les procédures ? Et la nation, pourquoi nous aussi nous devons pas dire » Au nom de la nation » ?
Le cas le plus grave est celui d’Olympe Bhêly Quenum, qui se croit tellement exemplaire, pour devenir un maître de sermon. Je voudrais demander à notre vieil écrivain qui a besoin de revoir son style des années 1948, combien de fois il est venu ^pour des services bénévoles et spontanés dans son pays natal ? Qu’est-ce-que notre cher écrivain, dessouché, a pu réaliser dans son pays, le Bénin ? Son nom, qu’il utilise aujourd’hui, est le symbole de sa perte d’identité africaine, au profit d’une nation qui ne pourra lui donner une peau blanche. Pourquoi a-t-il transformé Gbêli en Bhêli, si ce n’est la preuve d’une perdition totale de l’homme qui a vécu dans une nation qui le reconnaîtra toujours comme un chimpanzé ayant oublié ses racines ses racines, et qui est sans culture ?
Le pessimisme de l’homme se retrace dans chacune de ses œuvres qui n’inspire ni joie ni gaieté. Si la deuxième nationalité de notre écrivain n’est pas une honte pour lui, il en est une pour les étudiants africains à qui cette nation refuse le visa d’entrée ? Cher vieil Olympe, je suis tenté de vous appeler Grand-Père, mais vos multiples égarements, depuis le Président Soglo, en passant par Kérékou, pour en venir à Yayi, nous empêchent de vous voir comme un grand-père des jeunes Africains, en général, et, en particulier, des jeunes Béninois, pour qui vous incarnez la honte. Vos multiples lettres ouvertes, que vous savez si bien écrire, chaque fois que la vieillesse de la plume vous prend, ont-elles été adressées, une fois de votre vie, au Président français pour qu’il revoie sa vision de l’immigration vers la France des Africains francophones ? Si vous avez la main qui vous gratte, il vaut mieux reprendre une copie de vos différents livres, trop obscurs, afin de nous éviter de lire les troubles de vieilles que vous publiez sur le web et qui portent atteinte à l’effort de tout un peuple pour combler le vide laissé par ces fils incapables et fainéants comme vous, qui ont préféré vivre de l’effort des populations de leur pays d’accueil.
Si je portais le nom de famille que vous, je me verrais obligé de prendre le prénom de mon géniteur. Il vous faut comprendre que tout se dit et se fait au nom de la nation, et non au nom des sauts d’humeurs.
Cristobal
Source : Le Politic : Quotidien d’informations et d’analyses politiques.